Jeux & Métiers Anciens

Jeux anciens

Si certains jeux du sud de la France sont bien connus, comme la pétanque, d’autres, issus de la culture occitane, sont parfois oubliés. C’est notamment le cas du tambornet, un jeu très ancien qui a su traverser les époques, ou encore du jeu de quille de 9. Et si ces sports-là ne vous disent rien, peut-être les jeux pour enfants vous rappelleront-ils des souvenirs…

Le Tambornet

Le TambornetAussi appelé le Jeu du Tambourin, ce sport tire ses origines du célèbre jeu de paume, que l’on retrouve dès l’Antiquité chez les grecs, sous le nom de phaeninda. Il existe une variante en Italie, appelée tamburello. Si à l’origine, comme son nom l’indique, ce jeu se jouait avec les paumes de la main, vers le XVème siècle, un tambourin est introduit comme battoir. On suppose que ce changement a été adopté dans le Languedoc. En effet, la terminologie du mot tambornet  est une terminologie typiquement occitane, tout comme le vocabulaire occitan utilisé dans ce jeu, comme  crosar  c’est-à-dire « jouer en diagonale » ou encore la pauma, la balle utilisée pour jouer. Le tambornet se joue avec deux équipes de de cinq joueurs, sur un terrain de 80 mètres de longueur sur 20 mètres de large, séparé par une ligne appelée la basse. Les participants sont équipés d’un tambourin, autrefois en peau de chèvre mais aujourd’hui en matière synthétique, et doivent renvoyer une balle en caoutchouc dans le camp adverse. Voir la vidéo explicative du Tambornet

Le jeu de quilles de 9

Ce jeu très ancien se joue sur un carré de terre battue de 4,5 mètres de côté. Neuf quilles sont disposées à l’intérieur de ce carré, à 2,15 mètres l’unes de l’autre. Le but est de lancer une boule sur ces quilles, en effectuant des figures prédéfinies, sans faire sortir cette boule du carré pour le premier lancé. Si celui-ci est réussi, le joueur peut rejouer. Les points se cumulent, et le vainqueur est celui qui en a le plus.

Les variantes occitanes des jeux pour enfants

Jeu de la marelleCertains jeux bien connus des enfants ont leur propre version occitane. C’est le cas de la marelle par exemple, appelée « escaleta » ce qui signifie « petite échelle ».  Les règles restent les mêmes : lancer un petit caillou ou un palet sur une marelle dessinée à la craie, sans qu’il touche un trait, puis sauter à cloche pied sur les cases. Un autre exemple est le jeu du « facteur » avec sa petite comptine « le facteur n’est pas passé ». En occitan, cette chanson et son principe sont repris, sous l’appellation adieu-siatz ma maire ce qui veut dire « salut ma mère ». La chansonnette devient alors « Adieu-siatz ma maire, me veiretz pas pus, me’n vau lo dimenge, tornarai diluns, dimars, dimècres, dijòus, divendres, dissabte, dimenge me veiretz pas pus, ‘Barratz lo fenestron !’ »,  dont la traduction est « au revoir ma mère, vous ne me verrez plus. Je m’en vais le dimanche, je reviendrai lundi, mardi, mercredi… ‘Fermez la petite fenêtre !’ »

 

Métiers anciens

Porteur d’eau

Porteur d’eau

Dans certains gros villages, l'approvisionnement en eau potable était compliqué, et provoquait de nombreuses difficultés. C'est pourquoi les porteurs d'eau étaient des acteurs essentiels, qui participaient au bon fonctionnement de leur village, et amélioraient ainsi les conditions de vie des autres habitants.
Étameur

Étameur

Il passait dans les rues des villes et des villages, et recouvrait certains ustensiles des foyers, comme les casseroles ou les clous, d’une fine couche d’étain, afin d’empêcher leur oxydation.
Chaudronnier 

Chaudronnier 

C’est une personne sachant travailler le cuivre. Au début, il ne s’agissait que de réaliser des chaudrons, puis le métier s’est élargi à la création de tous les objets creux en cuivre, comme par exemple des cruches.
Forgeron

Forgeron

C’est un métier très ancien, qui consiste à travailler les métaux pour en faire divers objets de la vie quotidienne : outils, armes, bijoux… Il forge le fer, à chaud, sur une enclume en utilisant un marteau. Souvent, le forgeron est aussi maréchal-ferrant : il fabrique des fers pour les chevaux, qui étaient très importants auparavant. En effet, c’étaient eux qui labouraient les champs, tiraient les charrettes et qui permettaient de voyager.
Montreur d’ours

Montreur d’ours

Les montreurs d'ours étaient présents parmi les gens de passage qui fréquentaient les foires et villages de la région. On les appelait les orsalhièrs, et ces derniers étaient souvent des Ariégeois ou bien d'autres habitants des Pyrénées, et quelques fois des bohémiens. Ces derniers exécutaient des numéros avec les ours, notamment de danse, d'adresse, d'acrobaties, etc.
Fileuse

Fileuse

Ce métier long et fastidieux, dont l’apparition remonte bien avant le Moyen-Age, consistait à entortiller les brins de laine de mouton afin de les rendre plus résistants. Avec le fil ainsi obtenu, les tisserands produisaient des étoffes. Auparavant fait à l’aide d’une quenouille, l’apparition du rouet a permis de rendre cette pratique plus rapide. Ce travail était considéré comme exclusivement féminin, à tel point qu’un homme qui filait était à l’époque le comble de l’humiliation.
Lavandière

Lavandière

Ce mot désigne tout aussi bien l’ensemble des femmes qui lavaient leur linge que le métier à proprement parler. La lavandière allait chercher le linge des habitants, le nettoyait avec des cendres et de l’eau chaude, dans des lavoirs prévus à cet effet ou dans des cours d’eau, lorsque le village n’en avait pas.
Charbonnier

Charbonnier

Ce métier consistait à fabriquer le charbon à partir de bûches entassées en meules et recouvertes de terre : les charbonnières, las carbonièiras en occitan. Le métier de charbonnier, indispensable à la vie économique, a disparu à la fin de la seconde guerre mondiale suite à la concurrence pétrolière, mais également du gaz et de l'électricité.
Bûcheron

Bûcheron

Couper les arbres et les branches afin d’en faire du bois de chauffage ou d’industrie était à l’époque un métier très important. En effet, les maisons étaient alors chauffées au bois, grâce à une cheminée. Beaucoup de constructions, notamment les wagons, les granges ou certaines habitations, étaient faites de bois, rendant ce matériau indispensable.
Chiffonnier

Chiffonnier

Il passait dans les rues pour récupérer divers déchets ménagers, comme des boites de conserves vides, des vieux chiffons, du verre, du papier, qu’il revendait ensuite à des entreprises qui les réutilisait : papeterie, industrie du jouet, métallurgie, etc.
Meunier

Meunier

A l'époque la région comptait de nombreux moulins à eau, à vent, ou bien poussés par des animaux. Les meuniers transportaient le grain et la farine à dos de mulet, et construisirent par la suite des petites charrettes pour poser les sacs. Ils amenaient ainsi des sacs de farine aux clients, qu'ils déchargeaient après dans les greniers.
Fabricant d’échaudés

Fabricant d’échaudés

Les échaudés sont des triangles de pâte à pain salée souvent parsemée d'anis que l'on trempe dans de l'eau bouillante (d'où l'origine de leur nom), et que l'on fait ensuite cuire au four. Ces gâteaux peuvent être conservés durant plusieurs semaines et de mangent nature, ou bin en ensalada (c'est à dire macérés dans du vin rouge ou blanc). La fabrication de ces gâteaux était autrefois pratiquée dans diverses régions, en particulier dans le nord du Tarn et une partie de l'Aveyron.
Sabotier

Sabotier

Autrefois, il existait beaucoup de sabotiers. Ceux-ci utilisaient différentes sortes de bois pour la fabrication de leurs sabots, notamment du bois de platane, de frêne, d'ormeau, l'aulne, ou encore du hêtre. Concernant les outils, pour réaliser la forme du sabot ils utilisaient la hache à ébaucher. Pour le trou ils utilisaient la chignole, et ensuite les cuillers pour creuser. Enfin, pour terminer l'extérieur ils se servaient du paroir.
Rémouleur

Rémouleur

Ce métier consistait à aiguiser les couteaux et les ciseaux des commerçants ou des ménagères, à l’aide d’une meule fixée sur une charrette ou une petite brouette. Dans le temps, il affûtait aussi les épées. Depuis peu, un rémouleur est revenu à Lavaur et exerce ce métier les samedis matins, sur le marché de Lavaur.
Tonnelier

Tonnelier

Inventé par les gaulois, voilà plus de 2000 ans, le tonneau servait à stocker du vin, de la bière ou toute autre boisson. Le tonnelier était la seule personne apte à fabriquer des tonneaux et à les réparer dans les villes et les villages. Il réalisait aussi d’autres objets creux, comme des baignoires ou des cuves de bois.
Charron

Charron

Il s’occupait des véhicules de toute sorte, de la brouette au wagon en passant par les corbillards et les charrettes. Ce métier a disparu avec l’apparition des moteurs.