Histoires & Légendes

Histoire

La Croisade contre les Albigeois

La Croisade contre les Albigeois désigne la répression menée contre les Cathares au XIIIème siècle par l’Église Catholique et le Roi de France.
À l’époque, le terme « Albigeois » désigne les habitants du territoire dirigés par les seigneurs TRENCAVEL qui détiennent les vicomtés d’Albi, Ambialet, Agde, Béziers, Carcassonne, Nîmes et Razès : les terres albigeoises sont donc bien plus vastes que l’actuel département du Tarn et le Catharisme y rallie des adeptes de plus en plus nombreux. Le Vicomte Raimond Roger Trencavel, lui-même élevé par le Cathare Bertrand de Saissac, protégera les Cathares sur son territoire. En outre les événements marquants voire déclencheurs de la Croisade auront lieu sur ces terres albigeoises.

Le catharisme

C’est une religion chrétienne, mais très critique à l’égard du Catholicisme, qui se développera au XIIème siècle dans le sud de la France. L’appellation de « cathares » pour désigner cette dissidence religieuse n’est apparue qu’au XIXème siècle. Au XIIème siècle, les dits « Cathares » se désignaient eux-mêmes « Bons Hommes » car ils étaient porteurs de l’esprit, du principe Bon ; les Croisés et les Inquisiteurs les qualifiaient « d’Albigeois » et « d’hérétiques ».

La Croix Occitane

Appelée parfois Croix de Toulouse ou Croix du Languedoc, la Croix Occitane, Crotz Occitana, existe depuis le Moyen-Age. Si elle était autrefois un symbole de christianisme, elle représente plus, aujourd’hui, un emblème d’appartenance linguistique. Il existe plusieurs significations de la Croix Occitane

Légendes

La Fontaine de Guérison

On mentionne une confrérie dédiée à cette sainte, qui perdura dans la paroisse jusqu’à la première moitié du XIXème siècle. On peut encore voir dans le village la Fontaine de Sainte Geneviève. Selon la légende occitane, la sainte lavait les filles pauvres du village ;  la fontaine est aujourd’hui connue pour guérir les enfants.
À Monestiés, on disait également que les enfants qui naissaient la nuit de la Toussaint étaient censés détenir le pouvoir de faire le bien (ou le mal), guérir les brûlures, les entorses et tous les petits maux. Selon la légende encore, si sept enfants naissaient consécutivement avec le même sexe, le septième avait automatiquement un don.

 

Adelaïs de Penne, un amour malchanceux

Adélaïs, épouse de Bernard de Penne, fut célébrée par le troubadour et chevalier Raymond Jourdain pour sa beauté. Celui-ci, éperdument amoureux de la belle, chanta si bien son amour pour elle qu’Adelaïs finit par s’éprendre à son tour de cet homme. Malheureusement, leur amour fut de courte durée, car le chevalier fut appelé à la guerre. Attendant son retour, la rumeur lui parvint qu’après une grave blessure, son soupirant aurait trouvé la mort. Désespérée, elle abandonna alors le monde féodal pour aller dédier sa vie à Dieu, dans un cloître où elle pourrait oublier sa douleur. C’est alors que Raymond Jourdain revint au pays. Il avait été effectivement blessé, mais, s’était remis, il n’avait eu de cesse que de revoir son aimée. Lorsqu’il apprit qu’il l’avait perdu, il se retira à son tour du monde jusqu’à rencontrer Élisa de Montfort, qui le sortit de la longue solitude dans laquelle il s’était plongé.